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le 02/09/2026logo VCM
Éditorial R.L 506 Septembre Octobre 2026

Le Véloce, on nous en parle !A plusieurs occasions, il y a quelques semaines, en juin, on nous a parlé du Véloce.J’étais assis tranquillement dans un fauteuil pour des soins capillaires ; notre coiffeuse, comme tous les professionnels de ce domaine, animait la conversation. Sachant que nous étions des cyclos, elle nous a rappelé que la rue dans laquelle se situe son officine avait été non seulement remise à neuf mais également que le plan de circulation de ce secteur avait été modifié. La rue est désormais à sens unique. Or, nous dit-elle, des groupes aux couleurs de notre club continuent de l’emprunter en sens interdit, à allure soutenue, pour déboucher sur un rond-point que les automobilistes du cru, sachant qu’il n’y a rien qui puisse arriver sur leur droite, abordent eux aussi assez rapidement ! Et de s’inquiéter d’un éventuel accident, elle qui ne supporte pas la vue du sang ! Sans remettre en cause son témoignage, doutant quand même que d’éminents membres de notre club puissent passer outre la réglementation, je suis allé vérifier si, par hasard, il n’y avait pas une tolérance pour les cycles. Mais non ! Un panneau indique bien l’interdiction de tourner à droite dans cette rue, confirmé par un panneau sens interdit et une signalisation au sol très visible. Mais à quoi peut être due cette erreur, cette faute !Il se trouve que la même semaine, un de nos circuits du mercredi arrivant du chemin de Callory et de la route de Campsas nous faisait prendre le chemin de Morture en direction du cimetière de Labastide-Saint-Pierre. Là également un panneau sens interdit (sauf riverains) a été installé, inversant le sens de circulation.Certains de nos circuits sur Openrunner sont anciens et basés sur les tracés de Google Maps qui n’ont pas été mis à jour depuis 2023 et 2021 dans ces deux cas (cf. Open Street View).(Suite au verso)       Et puis, le dimanche de notre très belle journée Albert Laboup, Cécile, la présidente de « Léojac joue les artistes », se rendait à Léojac pour ouvrir la 32e exposition de l’association. Elle a suivi patiemment un gros peloton, en une longue file, parfois à deux ou trois de front. « Je n’étais pas pressée ; je n’avais pas la place pour doubler ; je les ai suivis et j’ai trouvé très beau ce serpent coloré. Deux d’entre eux ont été détachés et personne ne semblait les attendre. Comment vont-ils se retrouver ? Mais j’ai été quand même soulagée de les voir tourner vers la côte qui les menait à Génébrières. »Et moi, l’après-midi, de lui expliquer le sens de cette journée festive, son organisation, le fléchage, le ravito, l’apéritif déjeunatoire …Dans le dernier Roue Libre, Dominique nous invitait à douze points d’ « Attention ». À nous donc d’en ajouter quelques-uns : ne pas suivre aveuglément notre GPS et un circuit désormais périmé mais s’adapter aux transformations des infrastructures ; respecter la réglementation et les autres usagers… N’oublions pas qu’avec notre maillot, nos couleurs, nous portons l’image de notre club.Serge POUZOL

le 03/07/2026logo VCM
Editorial R.L 505 Juillet-Août 2026

Les petits travers du VéloceIl y a une vingtaine d’années nous écoutions, en nous rendant au boulot, entre 7 heures 50 et 7 heures 54 la chronique humoristique de Philippe Meyer qui dépeignait les petits travers de notre vie moderne. Ses proies favorites étaient les machines à traduction, les normes administratives et le jargon des chercheurs en pédagogie « le pédagol ». J’essaierai, le talent en moins, de dépeindre quelques aspects de notre petite société vélocipédique.Les pelotons surchargés. Bien qu’il soit facile de remarquer qu’on roule bien mieux à dix qu’à vingt, on s’obstine à faire des pelotons obèses. Certes, en compétition les gros pelotons sont très efficaces mais ils sont constitués par des pros ou des semi-pros qui savent rouler serrés, ce que peu d’entre nous savent faire. L’évidence est là, le chronomètre et la sécurité sont pour une fois en accord, rien n’y fait.Les facéties d’un traceur de circuits. J’imagine le sourire malicieux de tel ou tel traceur de circuits insérant des noms dignes de jacques Prévert dans les circuits : écluse de la Vache, chemin de Malcéfique, chemin de la Serre Griffoulet...La bataille des couleurs. Lorsqu’il fut décidé de renouveler les maillots du club, la feuille de route était de rajeunir le design tout en restant fidèle aux couleurs historiques, le jaune et le violet. Dès que le débat s’est élargi au-delà du groupe de travail, il s’est rapidement mué en psychodrame. Il fallait absolument changer de jaune, plus clair ou plus foncé mais plus ce jaune désuet. La xanthophobie sévissait. Il aurait pourtant suffi, en roulant, de regarder les talus où poussent plein de fleurs jaunes pour s’apercevoir qu’elles sont pratiquement toutes de la même teinte et de surcroît la même que celle du maillot. C’est à peine si les pistils du pissenlit paraissent plus foncés (mais il s’agit peut-être d’un phénomène d’ombrage). Au-delà du talus, les forsythias paraissent un peu plus foncés (mais de peu) et le colza un peu plus clair. Au final, on a fini par s’apercevoir que pour faire plus foncé on arrivait très vite dans la couleur orange et pour faire plus clair, il faut mélanger avec du blanc et même une pointe de vert. Le jaune du maillot était déjà dans la nature et nous ne le savions pas ! La couleur violette n’a pas été épargnée : « couleur épiscopale, vestiaire de sacristie, Don Camillo à bicyclette... ». Un fort courant laïc se faisait un devoir de liquider cette couleur franchement trop dévote. Et puis miracle de la mode, le violet est redevenu tendance. Fin de la guerre picrocholine.L’amour de la bière. Il s’agit peut-être là plus d’un paradoxe que d’un travers. Tout bon cycliste sait qu’au cours d’un effort prolongé par temps chaud, une eau glacée sera mal tolérée, déclenchant soit des vomissements, soit un malaise. Or, pour être bonne, une bière doit être bien fraîche. Nous n’irons pas jusqu’à recommander de la boire tiède mais plutôt de commencer par se recharger en eau (juste fraîche) et en sel (chips) pour ensuite s’adonner aux joies voire aux bienfaits du breuvage chéri : le picotement des bulles dans la bouche est agréable, l’amertume atténue la sensation de soif, le sucre (le maltose) agit comme un remontant. On s’apercevra en croisant d’autres groupes cyclistes que la zythophilie sévit dans de nombreux clubs. On demandera juste de ne pas commettre le sacrilège de boire au goulot. Figurez-vous qu’à Cologne, la kölsch se déguste dans des flûtes, comme si c’était du champagne !Et pour conclure à la manière de Philippe Meyer : « Je vous souhaite le bonjour, nous vivons une époque moderne ! ».Laurent SOCQUET

le 30/04/2026logo VCM
Éditorial R.L 504

ATTENTIONAttention ! Je voudrais attirer votre attention... sur l'attention : il faut « faire attention » à tout moment quand on circule en vélo. Voilà bien une phrase si fréquemment réitérée dans Roue Libre qu'on finit par ne plus y prêter attention. Cependant je tiens à rappeler à votre attention quelques situations où il convient de ne pas relâcher son attention : -         quand on roule rapidement et trop près les uns des autres en peloton, -         quand on rencontre plaques de gravillons, feuilles mortes, bandes blanches, -         quand on passe sur un trou ou une plaque d'égout qui s'est enfoncée, -         quand on traverse des rails (train ou tramway), -         quand on frôle les portières de véhicules en stationnement, -         quand il y a changement de trajectoire (46 % des accidents !), etc.     Mais il ne faut pas limiter son attention aux dangers venant des infrastructures ou des autres véhicules ! Il convient aussi de prêter attention aux autres ; prioritairement ceux qui sont partis en balade en notre compagnie, mais aussi les autres usagers ; par exemple : -         quand on attend en haut d'une côte le reste du peloton, y compris le dernier cyclo essoufflé, -         quand on ralentit pour rassembler un groupe qui s'étire trop, -         quand on évite de se moucher sur ses voisins, -         quand on s'arrête, tous, pour aider à réparer une crevaison et qu'on attend patiemment, tous, -         quand on bavarde avec un nouveau pour lui expliquer le club, -         quand on transmet un signal d'alerte (voiture, trou...), -         quand on remercie un automobiliste galant (si, ça existe !), etc. Les autres seront touchés par ces marques d'attention et vous-même en aurez le cœur ensoleillé : « Ce sont les petites attentions qui font les plus belles relations ; elles sont aussi les plus grandes preuves d'amour ». Bossuet qui ne pratiquait pas le cyclisme écrivait déjà : « L'attention, en tout, c'est ce qui nous sauve ». Bonne route à tous et... faites attention !                         Dominique

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